L'ENFANT ET L'INFINI

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Une fable des métamorphoses

Spectacle musical tout public, l’enfant et l’infini s’articule autour d’une réflexion sur le passage de l’enfance à l’âge adulte. Qu’est ce qu’être un enfant ? Un adulte ? Comment s’effectue cette métamorphose ? Qu’est ce que grandir ? Ce chemin initiatique conté par un comédien, nourrit et organise l’ensemble du spectacle, comme un thème irrigue l’ensemble d’une composition.

Traversé par la voix du conteur qui partage au public sa quête, vers un lui même plus épanoui, plus libre, plus adulte, le spectacle traite de ce sujet philosophique de façon limpide, intense, et légère. L’implication de ses interprètes et la déambulation du comédien sur scène, observateur puis acteur de ses propres pensées, invite le spectateur à s’interroger lui aussi sur ces questions universelles.

À la croisée des arts

L’enfant et l’infini entrelace le « dit » du comédien avec d’autres modes d’expression : chant, vidéo, danse... Choisies en écho au sens du texte, les treize pièces musicales d’époques et de styles différents, chantées a capella et mises en scène, sont illustrées par une vidéo projetée en continu sur un grand écran placé en fond de scène.

D’autres vidéos (animations graphiques, textures...), projetées sur trois écrans mobiles, accompagnent les moments cruciaux du cheminement du narrateur.

Note d'intention

En élaborant ce spectacle, nous avons souhaité faire part au public de nos propres questionnements face à ce passage de la vie. Nous nous sommes interrogés, chanteurs, auteurs, vidéastes, avons comparé nos histoires, et celles de nos proches. Nous souhaitions également rendre ce spectacle suffisamment universel pour qu’il soit lisible par tous types de publics. C’est cette envie qui a motivé le choix du conte musical, forme qui contient traditionnellement plusieurs niveaux de lectures. De ces réflexions sont nés des textes, des choix musicaux, esthétiques. Au départ du projet, 8 chanteurs, d’horizons divers, tous passionnés par la voix, la mise en espace, et la transmission. Le choix du « son » était donc primordial afin que la musique s’inscrive comme un prolongement direct de l’histoire, et non comme une simple illustration du texte. Nous souhaitions aussi faire cohabiter des pièces « classiques » (Monteverdi, Schubert), adaptées à notre effectif, avec un répertoire moins connu mais en adéquation intime avec notre sujet (Mc Glynn, Chilcott, Rautavaara). Toute la partie musicale est exécutée acoustiquement et a capella. La voix du narrateur, spectateur et acteur de ses propres pensées, vient compléter cette partie sonore. De la scène, il invite le public à partager ses interrogations, ses espoirs, ses désespoirs et tout ce qui le guide vers la vérité de sa propre personne. Ces deux éléments, l’un plus théâtral l’autre plus musical, se relaient, s’entremêlent et se chevauchent tout au long du spectacle. Enfin, la vidéo vient compléter l’univers du spectacle : nous souhaitions en effet que le spectateur ait à entendre, mais aussi à voir. Le duo Athanor, composé de Florentin Jeanneau et Sébastien Collorec, artistes plasticiens et vidéastes, s’est donc naturellement joint au projet. Ils imaginent alors un univers visuel, tantôt projeté sur des écrans tantôt sur les chanteurs, formé de textures, d’images qui illustrent, interrogent, et même parfois prennent la parole.